Traduction de la lettre écrite le 28 Mai 1828 par Moneigneur Antonio BONAVITA et adressée depuis Marseille au Grand Maréchal Comte Henri Gratien BERTRAND , qui fut tant a l'Ile d'Elbe, à l'Ile d'Aix qu'à SAINTE-HELENE ," Le Grand Maréchal du Palais" Il fut en outre, l'un des exécuteurs testamentaires de NAPOLEON
Excellence,
La sordide avarice de Madame Mère, laquelle, depuis un an à fait cesser, de me donner la misérable pension de cent francs par moi , ne me faisant parvenir qu’une seule fois, mille écus romains, m’oblige à m’en aller à l’Ile de France pour y finir les pauvres et tristes jours qui me restent de vie. Le respect, la vénération que je dois à la mémoire de notre Empereur m’ont empêché d’informer tout le monde d’une action aussi indigne, et aussi lâche.
A cause d’un contretemps je suis arrivé ici , (Marseille) quatre jours après le départ du bâtiment dans lequel devait se faire mon passage et je dois attendre le début du mois de juillet, le départ d’un autre bâtiment : Je me retrouve donc ici depuis le premier de ce mois.
Aussi, je prends la liberté d’informer Votre Excellence et lui dire encore, que de son temps, je ne recevais que 2000 francs par an . J’en fus surpris , mais me suis tu, à cause du suivi de cette pension, mais attendu que celle-ci a désormais cessé, je me trouve aujourd’hui dans l’obligation de faire intervenir mes supérieurs. C’est pourquoi il me paraît juste de faire appel à votre bonté.
Le désir de Sa Majesté fut que j’ai une pension de 3000 francs par an, à vie . Ce désir n’ayant pas été exécuté par La Mère et sachant que Sa Majesté a laissé des fonds disponibles, il me parait légitime, si la totalité ne m’est plus allouée, que du moins je puisse espérer une compensation. Votre Excellence la connaît aussi bien que moi-même, j’en appelle néanmoins à sa rectitude, à son sens de la justice ainsi qu’a sa conscience.
Quoi que puisse faire pour moi Votre Excellence, en cette urgente occasion, cela sera pour moi, un grâce unique qui restera à jamais gravé dans ma mémoire et dans mon coeur,si toutefois, Votre Excellence daignait m’honorer d’ une réponse.
Je prie Votre Excellence de bien vouloir présenter mes profonds hommages à Son Excellence, Madame La Maréchale ainsi qu’à ses enfants et avec le plus profond respect, je me confère
De votre Excellence
Serviteur et Chapelain
Antonio Buonavita
Cette lettre a été traduite « Littéralement » avec les termes de l’époque
Dominique
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