AVANT PROPOS
Je n’ai nullement la prétention de vouloir doter la bibliographie Héléniènne d’un nouvel ouvrage, elle est en ce domaine très bien pourvue. Je n’en ai du reste, ni l’ambition, ni la compétence.
Possèderais-je ces deux vertus ; que je ne pourrais rien rajouter à ce qui déjà, a été écrit et de si remarquable façon par les compagnons d’exil de l’Empereur, témoins oculaires et auriculaires de ces six douloureuses années.
Je retiens surtout de cette littérature, les écrits qui pour moi font valeur de référence et qui sont :
« Les Mémoires de Louis Marchand » - « Le Mémorial de Sainte Hélène » du Comte Las Cases, - « Les souvenirs de Louis Etienne SAINT DENIS » ainsi que les «Cahiers de Sainte Hélène » du général Comte Bertrand.
Mon souhait, est de déchirer autant que faire se peut, le voile de brume que l ’Histoire a jeté sur la personne d’Antonio BONAVITA, « Premier aumônier » de Napoléon à Sainte-Hélène. Ceci dans le seul but de le faire mieux connaître et combler ainsi quelques lacunes concernant sa vie.
Ce « saint homme » comme aimait à le nommer Napoléon, dut, en raison de la précarité de sa santé et sur les « conseils » de l’Empereur, se résoudre à quitter l’île de Sainte Hélène où durant dix huit mois, il partagea l’ exil du Grand Homme . Il partit le 17 mars 1821, quarante-huit jours seulement avant ce jour funeste où Napoléon remit son âme à Dieu.
Il n’existe à ma connaissance aucune biographie concernant Antonio BONAVITA serait ce à cause de cela, que des Historiens célèbres, se contentèrent pour le représenter de reprendre à leur compte les qualificatifs irrévérencieux et désobligeants qu’employa en son temps Monsieur Frédéric MASSON ? On peut le croire. Monsieur Ben WEIDER a écrit :
« Une affirmation faite par un historien et reprise les yeux fermés par d’autres, acquiert bientôt, un caractère banal de vérité »
Cela hélas, n’est que trop vrai ! Antonio BONAVITA fut dépeint par tous ces auteurs, comme un être souffreteux, inculte, aux confins de la sénilité. Il fut qualifié par des vocables des plus irrévérencieux tels que : « Pauvre vieillard cassé en deux »- « podagre » ou « cacochyme ». Personnellement, j’ai l’intime conviction, que tous ces Messieurs furent contaminés par la «Corso Phobie Galopante » dont semble avoir été atteint Monsieur Masson qui, lui, poussa l'outrecuidance, jusqu’à traiter dans une subtilité de style, l’abbé BONAVITA d’ « Inepte » .
Les termes calomnieux et injurieux dont furent gratifiés les deux autres Corses de l’expédition, qu’étaient l’abbé Angelo VIGNALI et le Docteur François ANTOMMARCHI, ne peuvent qu’accréditer ma théorie.
Si celle–ci était avérée, ce serait désolant pour ces personnes de renom, car il n’existe aucun antidote à ce mal .Mais je ne veux
faire ici, aucun procès d’intention et ne désire entrer dans aucune polémique. Mon seul but et d’arriver à expliquer avec mes mots, qui était réellement Antonio BONAVITA. Je demande par
avance qu’on veuille bien m’excuser pour les libertés que je prends avec la littérature et la syntaxe. Si Je désire rectifier l’image peu flatteuse que les écrits ont laissé d’Antonio BONAVITA, c’est certes, pour honorer sa mémoire, car il était mon arrière-grand-oncle (au 5°). Mais c’est également en souvenir de mon
grand-père, Dominique BONAVITA, qui, lorsque nous n’étions encore que des enfants, nous
parla si souvent et avec tellement d’ émotion de cet oncle, qui eut l’ insigne honneur de partager l’exil de l’ homme, qui à jamais,
marqua l’Histoire de son empreinte.
Le, 4 juillet 2003
Dominique BONAVITA
Ouvrage inscrit à La Bibliographie Nationale Française
Sous l’identifiant : BN
39300820
05-13002
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Il parait établi que les souvenirs seraient si je puis dire,
stockés dans l’Hippocampe ou « Corne d’Ammon », située dans la face médiane du lobe temporal. Et quand bien même, cela ne m’apporte pas la réponse à cette question que je me pose si
souvent :
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