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  • : Je suis Corse.J’aime Poésie,Littérature,Peinture, Dessin et la Création sous toutes ses formes.Pour me décrire quelque peu,je dirai que je possède (hélas) beaucoup de traits caractéristiques, inhérents à mon signe astrologique:Le Scorpion

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Samedi 28 juin 2008

Vers  la fin du XVII è siècle  dans  le  village  d’ Olmiccia au domine  de Tulono, le long duquel coule le « Rizzanèse » habitait le dénommé Poli. Un jour qu’il se promenait sur la berge, il s’ arrêta stupéfait. Au bord du trou, qui  plus tard, prendra le nom de «Tufone di a Fata  » ( le Trou de la Fée )  il vit précisément, une  fée.. Ignorant la présence du jeune homme, elle était en train de faire sécher sa lessive sur une  pierre.. Poli, de crainte  de l’ effrayer et de la voir s ’enfuir ne bougea pas et resta ainsi un long moment à l’ observer  , elle était si belle  .Il  revint  le lendemain , le surlendemain et  fit  de même durant plusieurs jours  sans jamais se faire entendre. Il observait la jeune fille dont il était en train de tomber amoureux. Or, un jour une idée saugrenue traversa son esprit , il désira faire d’elle sa femme  mais pour  se  faire, il devait la capturer. Il revint donc avec un filet et tandis  que la fée était occupée à démêler sa longue chevelure ,il lança promptement  son filet sur celle qu’il convoitait . Captive, il ne craint  plus  de lui déclarer  sa flamme  et la demanda pour épouse.. La fée  émue , accepta la proposition du jeune homme  à la condition  formelle,  qu’il ne cherchât  jamais à savoir  comment elle mangeait et buvait. Trop  heureux  de ce  consentement , Poli  accepta la condition et le mariage fut célébré . Il n’y eut dit-on  à  Olmiccia , épouse plus admirable. Elle donna à Poli ,trois filles et trois beaux  garçons  qui   firent sa fierté . Tout aurait  pu être parfait, si le démon  de  la curiosité  ne  vint un jour titiller cet heureux homme . En effet  durant toutes ces années, il avait remarqué, qu’ après avoir servi  le repas à sa famille, son épouse se retirait dans sa chambre en emportant les restes, mais jamais il ne céda à la tentation de la suivre, sauf ce  jour là, où ,n’y tenant plus, il  alla regarder par le trou de la serrure de la chambre.. Alors, Oh surprise ! il vit  que  sa  femme avait une ouverture dans le dos , par laquelle  elle absorbait  sa nourriture..  Poli venait d’assouvir  sa  curiosité mais de  ce fait  avait failli à sa  promesse. Surprise  en  son  secret , La fée  s’ écria  alors :

« Hélas, tu viens de faire notre malheur ! »

ls durent se quitter. Les enfants furent partagés  et  Poli choisissant les  trois garçons , la fée  disparut avec ses  trois filles. Sur le seuil de la porte , avant que de quitter le logis, elle  se  retourna et prédit  à  son mari :  

« Fino  alla settisime  generazione, la  stirpe  dei  POLI  più de tre   barbe mai  generar non  potrà !  
 » 
                      (Traduction )
«  Dès lors, et jusqu’à la septième  génération, la famille  POLI  ne comptera parmi  les siens, pas  plus de trois  héritiers  males ! »                       

 


Ces mots restèrent à jamais gravés dans les mémoires, car la fée ne s’était  pas   trompée et  l’ avenir le   prouva….
 

( Contes et Légendes de Corses )

 

par Dominique publié dans : Mon Ile : LA CORSE communauté : Inspirations poétiques
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Lundi 23 juin 2008

Vêtement  fin du  XVIII è Siècle Porté sur toute l’Ile

 

LA FALDETTA: Vêtement que portaient surtout les femmes mariées. ( A Faldetta ) (prononcée Falletta dans le nord- est), était une  jupe de couleur bleue nuit,  courte par devant mais très longue par  derrière, afin qu’elle puisse être relevée pour couvrir les épaules et enserrer la tête qui se trouvaient alors auréolées de turquoise. Elle cache ainsi la " Casmigia" en lin blanc et l’ Imbustu . La jupe a « Gunnella » de dessous, est de couleur foncée..


L’abbé GERMANES en 1771 donne de
 A Faldetta cette description:

 
« Les femmes portent par-dessus leur corset la faldetta, qui est une jupe plissée et fort longue par derrière, qu'elles relèvent dessus leur tête en forme de voile. La couleur est d'un bleu turc, couleur favorite des Corses ».

 

Elle  était  principalement portée  le Dimanche pour aller à l’église  ou bien, pour se rendre au cimetière, Car ce vêtement à l’époque, manquait  le deuil

Il faut savoir que jusqu’à la fin  du XVIII è siècle le  bleue était la couleur associée au deuil.  Ce n’est qu’au XIX e siècle que la couleur noire  le symbolisa .

 

 NB :De nos jours, nous retrouvons «A Faldetta » uniquement dans les processions traditionnelles


par Dominique publié dans : Mon Ile : LA CORSE communauté : Parlons d'amour
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Vendredi 20 juin 2008

 



    



      A Gauche  A TESTA  MAURA
  L' Emblème Corse

    A Droite :  Pasquale PAOLI et BONAPARTE


Dominique

par Dominique publié dans : Mon Ile : LA CORSE communauté : La récréa - Bigornette
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Jeudi 19 juin 2008

Enfin le grand jour arriva. Luciano, avec un imposant cortège d'amis, de serviteurs, de clients,
tous superbement montés et harnachés, parut sur la place de Nessa. Des paniers soigneusement recouverts, afin que l'on ne vît pas les pauvres choses qu'ils contenaient, furent chargés sur le dos de mulets. Maria, après avoir rapidement embrassé sa mère, plus pour l'édification de son fiancé et du public que par le moindre sentiment de tendresse, monta sur une belle jument blanche, caparaçonnée de velours rouge, aux côtés de son futur époux. Au milieu du tumulte joyeux des cavaliers de son escorte qui, en signe d'allégresse, tiraient des coups de fusil en l'air, l'épousée quitta, sans un regard en arrière, le village natal.

Sur le seuil de la cahute, maintenant vide de tout ce qui avait un semblant de valeur, de tous les souvenirs de défunt son mari, des petits riens auxquels elle était attachée, Joanna, les yeux baignés de larmes, regardait le cortège s'éloigner. Le chemin d'Orsino grimpe à travers la montagne et s'élève dès la sortie du village. La pauvre veuve pouvait ainsi suivre, le riant équipage, s'égrenant le long des flancs abrupts. Elle distinguait en tête du cortège, sa fille sur sa jument blanche, à côté du seigneur de la Cinarca, sur son cheval noir.

On eût pu croire que Maria, toute à son bonheur ou du moins à son triomphe, ne songeait plus qu'aux plaisirs qui l'attendaient, à cette vie de grande dame qu'elle allait mener à Orsino, aux immenses terres qu'elle allait partager avec son mari, aux forêts quasi impénétrables qui seraient son domaine, aux innombrables troupeaux sur lesquels elle régnerait en maîtresse, elle dont l'enfance s'était passée à garder les maigres chèvres des autres. Mais non, dans son âpreté, elle n'avait de pensée que pour ce qu'elle emportait, pour les choses sans utilité désormais pour elle, qu'elle avait arrachées à la pauvreté de sa mère. Elle craignait d'en avoir oublié.

Soudain, elle se frappa le front. Elle se rappela avoir omis de mettre dans ses bagages le racloir de son pétrin. Ce racloir, sa mère s'en était servi la veille, puisque l'on avait fait de la galette.

Ce geste de Maria, ne resta pas inaperçu de Luciano qui faisait attention au moindre mouvement de celle qu'il aimait avec tant d'ardeur.

Qu'y a-t-il, ma chère âme? Demanda-t-il anxieux. Auriez-vous oublié quelque objet qui vous fût cher?

Oui, mon doux seigneur, répliqua Maria. J'ai oublié à Nessa le racloir du pétrin.

Le seigneur de la Cinarca se mit à rire.

Eh qu'importe, ma mie, le racloir de votre pétrin, votre mère s'en servira. N'en a-t-elle pas besoin? Vous n'aurez pas à Orsino à vous occuper de ces choses et je suis bien certain qu'il y en a tant qu'il en faut. Le visage de Maria se ferma. Elle parut violemment contrariée.

C'est ce racloir-là que je veux et non point un autre. Il m'appartient et je désire l'avoir. Donnez donc l'ordre à un de vos serviteurs d'aller le réclamer.

Luciano qui, en tout, voulait complaire à Maria, essaya pourtant de la dissuader d'envoyer quérir cet objet insignifiant, mais il s'aperçut qu'il fâchait sa fiancée et il expédia un domestique à Nessa

Joanna était toujours sur le seuil de sa demeure et n'avait pas perdu de vue le cortège maintenant arrivé tout en haut de la montagne à un endroit où, bientôt, il disparaîtrait à ses yeux. Elle vit le cavalier qui se détachait du convoi et qui redescendait vers le village; quand le serviteur de Luciano de Tellano déboucha sur la place, la pauvre veuve s'imagina que sa fille avait eu un regret de sa dureté et que l'homme était chargé pour elle d'un message de tendresse. Ah! comme elle était prête à y répondre de tout son amour maternel l

Très poliment, elle s'adressa au domestique qui mettait pied à terre devant sa masure

Ma fille vous a-t-elle chargé pour moi d'une commission ? Avait-elle quelque chose à me dire ?

Oui, répliqua l'homme, bourru et furieux d'avoir été envoyé en arrière et de devoir ensuite se presser pour rattraper ses maîtres, et tout cela pour si peu de chose. Oui, donna Maria vous fait dire qu'elle a oublié le racloir du pétrin et que vous ayez à me le remettre tout de suite pour que je le lui apporte.

Alors, pour la première fois, une révolte gronda dans le coeur de la vieille .femme; cette ingratitude lui parut trop forte, trop dure, sa propre condition, seule, misérable, dépouillée.
Joanna tourna la tête vers le brillant cortège, là-haut sur la montagne; elle tendit un poing courroucé flans la direction de sa fille et s'écria :

    Tu seras punie, ô fille au coeur de pierre !

On raconte aux veillées, qu'à cet instant précis, dans le ciel bleu et sans nuage de cette journée de mai, un coup de tonnerre terrible éclata, secouant l'atmosphère, que tout le cortège nuptial fut environné subitement d'un épais brouillard et qu'un éclair vint frapper la montagne, dispersant chevaux et cavaliers. Certains ajoutent que la terre trembla, que l'on entendit des voix menaçantes sortir des précipices, ce ne sont là sans doute que les effets d'une imagination en proie à la terreur, une terreur bien compréhensible.

Lorsque le brouillard se dissipa, Maria Ambiegna, la fille sans pitié, était changée en pierre, elle et son cheval.

 Et c'est la bergère Corse, l 'épousée du seigneur de la Cinarca, que les touristes peuvent voir juchée là haut sur le sommet.

La SPOSATA . Un roc, rien qu'un roc, comme son coeu
r !



Dominique
par Dominique publié dans : Mon Ile : LA CORSE communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Jeudi 19 juin 2008

Au centre de la Corse, au-dessus de la région d'Orsino que l'on appelle la Cinarca, se dresse, à 1429 mètres au-dessus du niveau de la mer, une montagne rude et abrupte . La Sposata, (qui veut dire La Mariée : L’Epousée ). Lorsque sa cime est éclairée du côté de la plaine par les rayons du soleil couchant, elle présente très nettement à la vue de l'observateur, la silhouette d'une paysanne corse à cheval. Cette silhouette a, vous vous en doutiez, une histoire ou, du moins, elle a donné naissance à une légende et la voici :

Il y avait jadis au petit village de Nessa, au pied des premiers contreforts de la montagne, une pauvre maison qui abritait Joanna Ambiegna et sa fille Maria. Les deux femmes avaient bien de la peine à vivre, étant des plus misérables parmi les plus misérables du hameau. Joanna, âgée, devenue impotente par suite de fièvres mal soignées, restait à la maison et faisait la cuisine. Maria gardait le troupeau de chèvres d'un propriétaire de la localité. Par ce travail, elle gagnait quelques sous, le plus clair des ressources de la mère et de la fille, car, du maigre héritage du père, il ne restait à peu près que la maison et un indigent mobilier. Joanna était douce et bonne et elle souffrait sans se plaindre de la dureté de sa fille qui jamais, pour elle, n'avait un mot affectueux, jamais une de ces caresses qui vont au coeur des mères.

Maria restait dehors toute la journée avec ses bêtes. Lorsqu'elle les avait rentrées, elle mangeait la soupe préparée par sa mère, un morceau de broccio ( fromage de brebis) quand il y en avait, et elle allait se coucher. Bien souvent, solitaire, la vieille femme pleurait dans sa cuisine, qui servait aussi de salle à manger  et, où était dressé, son lit. Seulement, si Maria Ambiegna manquait de coeur, elle était d'une grande beauté. Aucune fille dans toute la région n'avait d'aussi grands yeux noirs, aucune un visage aussi régulier, un profil aussi pur, aucune des tresses plus noires, plus longues, de cheveux plus fins. Luciano de Tellano, seigneur de la Cinarca, un jeune et très riche gentilhomme, l'avait un jour aperçue, tandis qu'il chassait le mouflon sur les pentes de la montagne. A plusieurs reprises, il était revenu, il s'était même installé dans la maison qu'il possédait à Vico, alors que son château se trouvait à quelques lieues de là, à Orsino, afin de multiplier les occasions de rencontrer la jolie bergère. Lorsqu'il causait avec Maria, les mouflons pouvaient courir en paix, les perdrix s'envoler sous ses pieds, les lièvres débucher du maquis, cet enragé chasseur , ne s'en occupait plus. Un beau jour, Luciano de Tellano demanda à brûle-pourpoint à Maria Ambiegna :

Veux-tu être dame de la Cinarca ?

Maria,qui avait longtemps attendu ces mots, accepta.

Ce fut dans toute la région, de Vico à Evisa, à Sagone et jusqu'à Ajaccio un cri d'étonnement. Jamais on n'eût supposé que le fier et beau seigneur, à qui étaient promises les plus riches héritières, les descendantes des plus nobles familles, put songer à donner son nom à la moins fortunée des bergères.

Maria était heureuse, certes, mais son bonheur était mitigé par l'humiliation qu'elle éprouvait de n'apporter en dot à son époux que sa personne et les quelques misérables hardes qu'elle possédait.

Joanna Ambiegna était fière du mariage de sa fille, mais bien triste aussi. Elle sentait qu'elle la perdait à jamais et que Maria, dans la splendeur, oublierait complètement sa pauvre mère. Loin de compatir à la peine de la vieille femme et de chercher à l'adoucir, la jeune fille passait ses derniers jours à la gourmander, l'accusant d'avoir mal géré son héritage, - si l'on peut appeler héritage deux chèvres, une cahute croulante et quatre meubles, - déclarant que le peu qui restait était à elle et qu'elle entendait l'emporter.

Tout ce qui se trouvait dans la cahute, jusqu'aux ustensiles de ménage, jusqu'aux couvertures, jusqu'aux assiettes d'étain, tout fut entassé dans des paniers. Ce n'est pas que Maria pensât que cela put servir en aucune façon dans la riche demeure de son futur époux, dans ce château d'Orsino dont on vantait partout le luxe et les commodités, mais, comme elle le disait, elle ne voulait pas y entrer les mains vides.

  Fin de la première partie            suivre . . .

par Dominique publié dans : Mon Ile : LA CORSE communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Lundi 16 juin 2008

Vêtement  fin du  XVIII è Siècle

 « COSTUME  A  LA MODE  CORSE »
LE NOBLE : Il porte la «
 Mozza »* veste à pans coupés en velours noir à boutons de métal. Le « Curpettu »  long gilet fermé jusqu’au cou par des boutons de métal  ( la  couleur variait selon le canton ou la ville ) ici, celui-ci est   rayé , comme on le portait à Ajaccio, dans le Cap Corse  ou à Bastia. La chemise de lin blanc à col large, les « Braghe » : culotte  à pont, en drap brun garnie aux genoux de « schacchi » ( languettes d'étoffe qui  forme une sorte de volant de la même couleur que la culotte) des guêtres "ghjambali"  d‘étoffe brune et  pour couvre-chef la « baretta a Montera 
» faite de velours noir,avec parements et pompon rouges en soie. Les chaussures sont en cuir naturel.

NB
: * Pour le gens du peuple,  cette   veste est en drap corse brun légèrement velu  avec des  revers de velours. Les plus pauvres n'ont pas de revers de velours et leurs boutons sont en corne

 



 
par Dominique publié dans : Mon Ile : LA CORSE
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Mercredi 11 juin 2008

Avant que d’aborder le  « COSTUME CORSE  » en tant que tel, nous allons voir comment à une époque depuis très longtemps révolue, on obtenait  la matière première  pour l‘élaboration de celui-ci.

Pendant des siècles, les femmes et les jeunes filles des villages , tissaient et filaient la laine, le poil de chèvre, le chanvre et le lin qui  étaient destinés à leur usage vestimentaire. Il était courant , tandis qu’elle vaquait à ses occupations  quotidiennes, de voir la gent féminine, une quenouille sous le bras.

L’usage était d’ailleurs d’offrir, à une  jeune fille qui prenait époux,  le jour de ses noces , une jolie quenouille ( a rocca)  enrubannée et fleurie pour la circonstance, symbolisant les tâches que celle-ci  devrait désormais  accomplir dans sa nouvelle demeure.

Le filage et le tissage ( fait à la maison )  étaient des activités très prenantes . De ce tissage, tâche des plus ardues, on obtenait trois qualités textiles.

                             

                              * La toile de Lin

                              * Le drap corse  appelé communément « pannu corsu » ou « pannu frisu »

que l’on obtenait à partir de la laine de brebis

                         et  * Le drap de « Piloni»  avec lequel on confectionnait la  cape « pilone» des bergers et qui  était,  en poils de chèvre

                                                  
Inutile de préciser, que lorsque le berger se vêtait de cette pelisse à capuche, très chaude et très robuste , il pouvait affronter sans aucun problème, toutes les intempéries et, la nuit,  s’il dormait à « la belle étoile » c’était dans son  « pilone » qu’il s’emmitouflait.

Les brebis noires étaient très recherchées, car leur couleur, assurait dit-on, à la laine que l’on tirait d’elles, une extrême solidité .

Tandis que des  brebis blanches, on tirait le drap  blanc, dans lequel  étaient confectionnés  les gilets et les jupons.


Quand au drap gris, il était teint avec  du sulfate de cuivre et du bois de campêche.
Après ces indications, quelque peu rudimentaires, nous allons voir maintenant, de quoi se constituait le  COSTUME CORSE                                                           

 

A suivre...  Le Costume MASCULIN



  ( Texte de Dominique Bonavita )

par Dominique publié dans : Mon Ile : LA CORSE communauté : Parlons d'amour
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Mardi 10 juin 2008

Celui-ci   se composait ainsi  :

  * d’une Chemise 

  * d’un Justaucorps

  * d’une   Robe

  * de jupons

  * de bas

  * d’un  petit bonnet

  * d’un fichu

 

Avec bien entendu, comme pour le costume masculin, beaucoup de variantes selon l’âge, le rang social, où la région, de la personne qui le portait

LA CHEMISE   ( A Camisgia)   faite  elle aussi de toile de lin fin  tissé à la maison .
Celle des « Sartenaises » (SartInese)  était toute bordée de dentelle au col  et aux poignets , froncée à l’encolure  et ornée d’un élégant plastron.

Dans la région du  « Niolu », elle était brodée de couleurs vives, boutonnée jusqu’au menton et comportait une collerette plissée et tuyautée

Dans le Cap Corse, ( Capi Corsu) la chemise possédait une  collerette  qui se rabattait  sur un gilet jaune ou blanc de toile piquée.

 *  LE JUSTAUCORPS   ( Imbustu )   Il  était en soie et ses manches mi-longues, laissaient apercevoir celles de la chemise

*   La JUPE Le JUPON    ( Gunnella  ) - ( Rota )

 * LA   ROBE     ( U Vestitu )  

Dans le « Sartenais » la robe  était largement décolletée, pour mettre en valeur l’élégante  chemise ,( décrite  ci-dessus ). De soie ou de velours, celle-ci, dont les manches étaient fendues du coude au poignet, était  décorée en sa base, de motifs floraux. Sa  couleur   était  généralement claire pour les jeunes femmes et plus sombre pour les femmes d’un  certain âge.

Dans le «  Niolu » elle était faite   en « pannu »  brun. Tout aussi décolletée que celle de la Sartenaise ,  elle ne comportait cependant  pas de  manche, afin que l ‘ on puisse voir le justaucorps  en soie, dont les manches  mi-longues laissaient entrevoir celles de la chemise.

Dans le  « Cap Corse » , était  portée les jours de fêtes, une robe toute bordée de velours, dont le corsage également brodé, se laçait devant, sur une busquière en soie rouge. sous cette robe , se cachaient  les 7 jupons,   ( qui seront  décrits ci-après ) et par dessus celle-ci, pour la protéger, le tablier ( u sculzale) ,  décoré  de  jolies dentelles

*  LE JUPON   Les jupons  devrions nous dire, ( E Rote)  car ceux-ci  étaient comme nous l’avons vu, au nombre de 7 et chacun, de couleur différente. Ils se portaient, les jours de fêtes,  superposés  les uns sur les autres, afin de laisser entrevoir  la bordure de chacun d’entre eux.

   LES BAS    Ceux-ci  pouvaient être ,  de coton bleu, de laine noire et pour la jeune fille , si cette dernière était aisée: rouge ou rayés.

  LE BONNET ( Scuffiotu )   Il était  décliné sous des formes  et des  couleurs variées.  Ce petit béguin,  qui pouvait être fait de soie ou de velours coloré, était posé sur leurs longs  cheveux , préalablement  nattés  et  relevés derrières les oreilles, en macarons. Sur celui-ci,  on épinglait   ( U  Mèzaru )  apparut au XVIIe siècle et qui était un  joli carré  fait d’  Indienne pour   les jours de  semaine   et de  soie ou de  dentelle pour les jours de fêtes.

 Celui-ci,  se porter tout aussi bien  flottant, noué sous le menton, que relevé, formant alors des ailettes. Cela en fonction des diverses ( pièvi ). (1)

 Pour compléter ce costume, nous parlerons enfin de :

 LA FALDETTA vêtement que portaient surtout les femmes mariées. ( A faldetta )   était une  jupe de couleur bleue nuit, courte par devant mais très longue par  derrière, afin qu’elle puisse être relevée sur les épaules et enserrer la tête.  Elle  était   principalement portée  le Dimanche pour aller à l’église  ou bien pour se rendre au cimetière, Car ce vêtement à l’époque, manquait  le deuil .

 Il faut savoir que jusqu’à la fin  du XVIII e siècle le  bleue était la couleur associée au deuil. 

Ce n’est qu’au XIX e siècle que la couleur noire  le symbolisa .

 De nos jours, nous retrouvons  « A Faldetta« , uniquement dans les processions traditionnelles.

 Comme l'indique un étude faite  par Maximilien BIGOT en 1887   concernant l’inventaire du père

 de famille; Nous allons, toujours sur les renseignements laissés par  celui-ci, faire l’inventaire du trousseau féminin.

 La garde robe des jours de fêtes,  se composait  ainsi  :

° 1 Robe noire en Indienne -  1 Robe foncée -  1 paire de bas bleus en coton  –1 paire de bas   en laine noire - 4 mouchoirs d’ Indienne pour la tête – 1 mouchoir en laine noire – 1 mouchoir en Indienne  foncée  pour les épaules –une paire de souliers-1 paire de gants et une épingle à tête d’ Or, pour retenir  A faldetta.

 

Quant à celle des jours de semaine elle était constituée de:

  ° 1 Robe d’ Indienne - 1 Justaucorps de grosse toile - 1 Jupon blanc  en drap corse – 4 jupons en Indienne (2)     3 mouchoirs –  2 fichus de cou – et pour l’hiver :  1    camisole de laine   et   1  corset de velours ( giupone ).

 Il est toutefois singulier de constater, ce qu‘écrivit, en 1894   Julie FILIPPI   :

 « Jadis,  au Niolo, les  jeunes filles à partir de sept ou huit ans, jusqu’au jour de leur mariage étaient  habillées en garçons. Ce costume les préservait des attaques des  sorcières ( Streghe ) ainsi que des entreprises des jeunes gens.

 * (1) unités religieuses et administratives de l'Ancien Régime

* (2) ils étaient faits avec de vielles robes. Le tissus étant coûteux, on songeait à le réemployer  utilement  à d’autres fins, lorsque le vêtement  initial  était défraîchi

 

 FIN

(Texte Dominique Bonavita)

par Dominique publié dans : Mon Ile : LA CORSE communauté : Parlons d'amour
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Vendredi 6 juin 2008

                                    

 « GENERAL BONAPARTE » (1923 -1943 )  de la Compagnie Fraissinet  contribua à la desserte de la Corse Il fut torpillé le 19 mai 1943 entre Ajaccio et Nice. Son commandant était  alors le Cdt Quéré , qui décéda lors  de ce torpillage.

 

« ILE DE BEAUTE » (1930-1943)    Construit à Brême au titre de réparation de guerre en 1930, l'« Île de Beauté » était un petit paquebot moderne et élégant construit pour le service de Corse de la « Compagnie Fraissinet » de Marseille. Long de 102,15 mètres et large de 13,22 mètres, il affichait un poids de 2600 tonnes et était propulsé par une machine à vapeur de 5500 CV. Sa capacité était de 550 âmes: 78 membres du personnel et 472 passagers, dont 40 en première, 32 en deuxième et 400 en troisième classe. Le pont avant disposait de plusieurs places pour accueillir des voitures dont l'accès se faisait par la grue installée sur le mat avant. Le bateau sera saisi par les Allemands le 18 janvier 1943, transformé en navire de détection aérienne et rebaptisé « Kreta ». Il sera torpillé le 21 septembre 1943 dans le Golfe de