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  • : Dominique
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  • : Femme
  • : 09/11/1948
  • : Marseille Bouche du Rhône
  • : Peinture Dessin Littérature Poésie Famille
  • : Je suis Corse.J’aime Poésie,Littérature,Peinture, Dessin et la Création sous toutes ses formes.Pour me décrire quelque peu,je dirai que je possède (hélas) beaucoup de traits caractéristiques, inhérents à mon signe astrologique:Le Scorpion

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Mes Poèmes : ETATS D ' AME

Mardi 15 septembre 2009

Quand  tu verras Mignonne, sur ta peau opaline
S
e creuser ces sillons, que seul le temps dessine
Q
ue ton corps harassé te paraîtra  pesant
T
e contraignant à vivre une partie du temps
A
ssise et, que dans un réflexe, tes pauvres mains iront
F
latter sur tes genoux, le chat dormant en rond
C
omme je le fais, vois-tu ?  Tu fermeras les yeux
P
our aller retrouver cet ailleurs merveilleux
P
ays où tu étais encore jeune et jolie
E
t tes paupières closes, feront dire aux plus p'tits 
N
e faisons plus de bruit... Grand-mère s'est endormie ! 
M
ais toi seule sauras, que tu n'as pas sombré
A
ussi facilement dans les bras de Morphée
M
ais facétieusement, tu le laisseras croire
A
fin que de pouvoir savourer ta victoire
C
e jeu, qu'avec le temps tu auras engagé
P
our, fuyant ton présent : Revivre ton passé  
E
t tu remonteras une à une les heures
P
our retrouver tous ceux qui vivront en ton cœur
E
t qui bien malgré eux, les uns, après les autres
A
uront du  « Paradis»  vu s'entrouvrir la porte
R
essuscitant ces jours, ces merveilleux moments
Q
ui ont peuplé ta vie, tous ces visages aimants
Q
ue tu verras heureux, que tu entendras rire
Q
ui feront sur tes lèvres s'esquisser un sourire
B
éatitude heureuse, de ceux que rien n'dérange
Q
ui laissera penser, que tu souris aux « Anges »
T
u t'octroieras, ainsi, ces plages de bonheur
C
ar seuls, ces instants là, feront battre ton cœur
B
ien qu'aimant, adorant, très fort  ceux qui t'entourent
L
es comblant, de bienfaits, de tendresse et d'amour
D
e toute ma lignée Mignonne ! Toi seule me ressembles
E
t nous avons passé, tant de journées ensemble
E
t si je te révèle, aujourd'hui mon secret
C'
est que tu es la seule, digne de l'écouter
T
u es celle en laquelle, je me revois le mieux
M
ais tu es surtout celle, qui a  vu que mes yeux
B
ien qu'ils étaient fermés, laissaient couler des larmes
E
t cet après midi, quand tes cousins t'ont dit
N
e faisons plus de bruit...
Grand-mère  s'est endormie !
T
oi seule es venue voir de plus près mon visage
L
entement, t'y es penchée, déposant au passage
S
ur mon font un baiser si doux, si apaisant
T
u as séché mes pleurs, très délicatement
E
t  après que tu m'aies serrée contre  ton cœur
T
u as répliqué : Nigauds !  Elle ne dort pas ... Elle pleure !

               
       07 avril 2006



        © Dominique
Par Dominique
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Samedi 12 septembre 2009

 

 -Quand elle tombe du ciel où donc s'en va la pluie

                                        Grand -Père ?

Elle fait grandir les fleurs, s'accroître les ruisseaux et s'enfler les rivières

- Quand les feuilles d' Automne se détachent des arbres, où s'en vont-elles

                                       Grand -Père ?

Le grand vent les emporte, ou elles  deviennent humus fertilisant la terre 

- Que deviendra l' enfant que je suis aujourd'hui, lorsque je serai grand

                                      Grand- Père  

Il restera caché  tout au fond de ton cœur  et te  rappellera, s'il en était besoin

Des jours comme celui-ci, devenus très lointains

 - Quand tu fermes tes paupières mais que tu ne dors pas,  dis ! où t'en vas -tu

                                    Grand- Père ?

 Je pars  vers ce pays que je ne connais pas, mais où je sais fort bien, que m'y  attend Grand- Mère !

 - Mais où se trouve-t-il  ce pays dont tu parles, des larmes  pleins  les yeux

                                    Grand- Père ?

Il se trouve mon Petit, dans un monde meilleur aux confins de la terre

 - Et quand tu partiras, vers ce monde meilleur, est - ce que je pourrai, t'accompagner

                                     Grand- Père ?

 Tu ne le pourras point et ne le devras pas, car ta place est ici avec  tes sœurs , tes frères



- De ce voyage là, quand tu nous reviendras, dit : Surtout, n'oublie pas de ramener

                                    Grand- Mère !

 

Mon Petit ! Ce pays  nous retient pour toujours

     Mais il n'empêche pas que perdure l'amour    
   Et quand ce jour viendra,  fais moi une promesse !
  Celle de ne jamais, sombrer dans la tristesse
  Si parfois je te manque, pense très fort à moi

   Et Comme l' « Oiseau Bleu », je serais près de toi !

                               

25 septembre 2006




                               
            ©  Dominique                                            

Par Dumenica
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Lundi 7 septembre 2009



Tant que tu garderas ton honneur tes valeurs

Tant que tu sentiras tout au fond de ton cœur

L’affliction à la vue de ceux que l’on torture

Humains ou animaux, quelque soit leur nature

Tant que tu appliqueras les préceptes enseignés

Dans ta petite enfance par qui furent tes aînés

Que tu pourras toujours te voir en une glace

Sans éprouver de honte sans détourner la face

Que tu n’auras jamais déshonoré ton nom

 Le traînant dans la boue par de viles actions

Que tu n’auras sciemment porté tort à quiconque

Par une manigance, une manœuvre quelconque

Que devant tes semblables tu ne baisseras les yeux

Ne t’inclinant jamais, sinon devant ton Dieu

Que tu ne galvauderas au nom de l’intérêt

L’affection bienveillante que l’on nomme Amitié

Tant que tu t ‘abstiendras de porter jugement

Sur les actions d’autrui, sur leurs agissements

Que tu ne seras pas fat, mais pas non plus futile

Devenant obséquieux, flagorneur ou servile

Tant que tu n’auras pas une once de vanité

Tant que tu lutteras pour que la vérité

Triomphe du mensonge, comme le Bien du Mal

Tant que tu trouveras l’hypocrisie immonde

Ecoeuré de la voir ainsi mener le monde  

Que tu pourras marcher tête droite dignement

Sans devoir craindre d’autrui le moindre jugement

Ne te pose plus de question, ne te fais aucun souci

Tu auras en ce cas bien réussi ta vie !



06  septembre 2009 



© Dominique 

 

Par Dominique
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Vendredi 29 mai 2009

 

Berceau de mes parents, terre de mes ancêtres
U
n destin malicieux loin de toi me fit naître
Mais je n'en suis pas moins l'une des tes enfants
Puisque je porte d'eux et les gènes et le sang
Ile bénie des Dieux, que la vague caresse
Loin de tes rives d'or, s'égaya ma jeunesse
Mais je voue cependant à tes sublimes attraits
Cet amour ancestral qu'alloue l'hérédité
Alors que j'atteins l'age où l'avenir décline
Du bout de l'horizon m'appellent mes racines
Et tout comme l' Hélianthe se tourne vers le ciel
Mon âme languissante répond à leurs appels
Si je n'ai pu avoir ta terre pour berceau
Puisse Dieu faire un jour, qu'elle soit mon tombeau

  

11 juillet 2003

 

                              
 © Dominique

 

 

Par Dominique
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Samedi 25 avril 2009



Q
ue l'on soit un saint homme, que l'on soit un tyran
Que l'on soit laid ou beau, malade ou bien portant
Que l'on vive comme un gueux ou bien dans l'opulence
Nous nous soumettons tous, un jour à sa puissance
Les armes dont elle use, ne sont pas en airain
N'ont pas été frappées aux forges de Vulcain
Et pourtant leur pouvoir n'en est pas moins immense
Ennemie redoutable, de tous temps combattue
Nul être en ce bas monde, ne l' a jamais vaincue
Son empire est bâti sur des forces invisibles
Ce qui la rend de tous, pour toujours invincible
Elle a pour père  le Temps, pour mère, la Patience
Pour accomplir son œuvre, elle a notre existence
Pendant des décennies elle se fait oublier
Profitant de ce temps, pour ajuster ses traits
C'est insidieusement, qu'elle s'immisce en nous
Nous ne la ressentons pas, ou du moins, pas d'un coup. . . .
Pourtant, jour après jour, pareille à la  Mygale
Autour de notre vie, elle tisse sa toile
Plantant dans notre  corps, son  terrible  aiguillon
Elle en boit la jeunesse, altère la raison
Notre peau se lézarde, nos yeux se troublent un peu
Et d'une couleur blanche, se teintent nos cheveux
Le pas se fait plus lent, la marche difficile
Et nos gestes tremblants, nous rendent malhabiles
Nos épaules se voûtent sous le manteau des ans
Et l'on s'endort souvent comme un petit enfant
Il n'est que le bonheur qu'elle ne puisse combattre
Tant que l'on sait aimer, elle ne peut nous abattre
Car en effet, ne dit-on pas souvent ?
Que lorsqu'on aime,  on a toujours vingt ans !

                                    17 juin 1996

                                             
                                    Dominique

Par Dominique
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Lundi 20 avril 2009


L’on a parfois recours  à quelques artifices

Pour effacer du temps d’outrageants préjudices

Vouloir le plus possible conserver la beauté

La jeunesse, la fraîcheur, n’est pas incongruité

Chacun en ce domaine " voit midi à sa porte "

En ce qui me concerne et pour ce qui m’importe

Vieillir est naturel et  ne trouve nullement

Que d’assumer son âge soit si incommodant

Ne vieillit pas qui veut ! Comme le dit l’adage

Si l’on en a la change, je pense qu’il est sage

Que d’assumer  les rides, qui sont le témoignage

Des moments que la vie inscrit sur nos visages

Chacune de ces rides porte sa propre histoire

Comme les pages froissées d’un antique grimoire

Et si l’on prend la peine, d’ en suivre leur tracé

On peut à travers elles revivre son passé

Elle sont les stigmates, elles sont l’apanage

La spécificité, que nous confère l’âge

Si je gommais les miennes, je sais que j’effacerais

Tout ce que fut ma vie, durant toutes ces années

Et je ne le veux point !

Que je ne sois plus belle,… Si je le fus jamais ?

Ce n’est pas un problème  et  il faut avouer

Que lorsque on use ainsi de stratagèmes  de leurres

O
n peut tromper les autres… On ne trompe pas son coeur !
 


    Août  20008



    © Dominique

Par Dominique
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Jeudi 26 mars 2009


J'ai dédié ce Poème à ma Grand-Mère  maternelle Ma  Mammone ) en Corse
qui a quitté ce monde lorsque j'avais quinze ans

(
L'histoire de cet anneau est purement  authentique )

Je porte depuis peu, en souvenir de Toi
L'anneau d'or que grand-père a  passé à ton doigt

L
e onze février de l'an mil neuf cent huit
I
l avait vingt cinq ans, tu en avais vingt huit
L
orsque je vins au monde, grand-père l'avait quitté
D
e ne l'avoir connu, cela m'a tant manqué
M
ais Toi, tu étais là et tu m'as vu grandir
E
t je garde de Toi, de si beaux souvenirs
Q
ue de chose recèle ce petit anneau d' or
Qui
avec tant d'éclat, à mon doigt brille encor
Q
ue de joies, que de peines, cache ce doux écrin
Qui de toute ta vie, reste le seul témoin

I
l a été usé par la anse du seau
D
ans lequel tous les jours, tu allais puiser  l'eau
Q
uand tu partais matin, petite lavandière
I
l a été poli aux galets des rivières
I
l a été lustré par les travaux des champs
A
été maculé par des langes d'enfants
I
l a été baigné par le flot de tes larmes
C
auses de tes douleurs de fille, de sœur, de femme
I
l fut tourné vers Dieu, tandis que tu priais
P
uis, au soir de ta vie, il fallut te l'ôter
D
ès lors, il eut pour nous valeur de talisman
L
orsqu' il fut égaré, j'ai vu pleurer Maman
I
l m'a été offert quand il fut retrouvé
G
rand-mère ! Je suis fière, de pouvoir le porter
L
orsque mon tour viendra  de  quitter cette terre
Q
u' on ne me l' ôte pas, car si je vois grand-père
C
'est au creux de sa main, que je le remettrai
P
our qu' à nouveau  il puisse, à ton doigt le passer
 
18 juin 2003

© Dominique
* Ce poème a obtenu le Premier Accessit au  «  Grand Concours  Littéraire du Monde Francophone»  en 2003

 

 

Par Dominique
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Mercredi 18 mars 2009

                     

                   

 

 

 

 

Lorsqu'un enfant apprend à faire ses premiers pas
Il mène avec la vie, son tout premier combat
Ce n'est pas chose simple, que de devoir poser
Sans perdre l'équilibre, chacun des petits pieds
Le pas est indécis, la jambe malhabile
La décoller du sol, Dieu, que c'est difficile
Et quel est donc ce traître qu'il sent mais ne voit pas
Qui l'oblige à s'asseoir, alors qu'il ne veut pas ?
Là-bas Maman sourit, elle lui tend les bras
Il veut aller vers elle, mais il ne le peut pas
Longue est cette distance, qui le sépare d'elle
Oui mais, Maman l'attend et tendrement l'appelle
Alors, il faut y aller ... !
D'un pas mal assuré, regardant droit devant
Il pose son regard dans celui de Maman
Et malgré l'ombilic qui fut un jour tranché
Il reste par ce lien, à sa mère attaché
Et c'est dans cet amour, qu' il puise l'assurance
Qui fait que lentement ..., peu à peu ..., il avance


    14 juin 1996


   ©Dominique

 

Par Dominique
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Mercredi 18 mars 2009




Pardonnez moi, si je n'ai pu facilement

Employer  envers vous  l'opportun  tutoiement

Et de cette retenue, n'avoir su vous prouver 

Cet amour que pour vous, pleinement j'éprouvais

N'étant pas expansifs, parlant qu'à bon escient

Si peu démonstratifs, furent vos sentiments

Que je crus cette réserve, perçue à votre endroit

N'être que détachement, désamour envers moi

L'enfant  timide alors , s'est vite retrouvée

Renfermée et discrète, en votre intimité

Je me revois encore, lorsque venant  chez vous

J'allais hâtivement m'asseoir sur les genoux

De mon Père, votre «Fils» et ne m'en détachais

Que lorsque du départ, l' heure était arrivée

Dès que je vous croisais, je m'avançais vers vous

Posais furtivement, un baiser sur vos joues

Et les miennes rosissaient, si la conversation

M'obligeait à répondre à l'une de vos questions

J'étais très mal à l'aise, mais ce qui m' affectait

Etait de percevoir que vous le ressentiez

Alors pour me soustraire à ce triste embarras

Indulgents, en riant,  vous disiez: 
Sauve- toi... !

Si jeunesse savait …….Comme le dit l'adage

Je me fusse  comportée, d'une façon plus sage

Le doute que des aïeux n'aiment pas leur enfant

Ne m'eût pas effleuré, ne fût-ce qu'un instant

J'aurais trouvé l'audace de dire : Je vous aime !

Je sais bien maintenant que c'eût valu la peine

Car nous sommes passés involontairement

A côté d'effusions et de doux sentiments

Je vous demande pardon, de  m'être à votre égard

Comportée de la sorte, je l'ai compris trop tard

Et de n'avoir pas su, qu' apparente froideur

N'empêchait nullement que puisse battre  un cœur

J'aurais auprès de vous, passé de longs moments

Vous aurais questionnés sur vos années d'antan

J'aurais tout fait alors, pour briser cette glace

Que de l'indifférence, je crus voir la cuirasse

Je vous demande aussi, pardon pour cette « ORANGE »

Ce cadeau qu' à « Noël »,  je trouvais si étrange

Je ne me doutais point, qu'elle était simplement

Restée pour vous symbole, de vos « Noëls » d'enfants

Si dans un autre monde, un jour Dieu le permet

Grand-mère et grand-père, je m'engage, je promets

Que nous partagerons et pour l'éternité

Cet Amour qu'ici-bas, nous ne sûmes exprimer

                    

     04   janvier  2007

 

© Dominique

Par Dominique
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Samedi 14 mars 2009




L
' Atmosphère était lourde en ce beau jour d'été

J'étais sur un fauteuil, nonchalamment couchée
L
e sommeil me gagnait, quand je sentis soudain
Q
ue la main d'un enfant se posait sur ma main
J
e fus très effrayée par cette sensation
S
oudain, mes yeux s'ouvrirent et je fis un grand bond
C
ar il y avait vraiment un enfant près de moi
U
ne enfant, devrais-je dire, car l'enfant… C'était moi !
J
'avais six ou sept ans, car je reconnaissais
L
a petite robe bleue, que j'avais tant aimée
I
l n'est rien d'étonnant à cela, direz-vous
I
l est normal qu'on rêve lorsqu'on dort, après tout
M
ais je ne rêvais pas ! Et l'enfant en question
V
enait me demander quelques explications
Q
u'as tu fait de ta vie ? Tristement me dit-elle
I
l y avait tant de projets, que j'avais fait pour elle
J
e rêvais d'être heureuse, d'un métier épatant
D
'une belle maison, d'élever mes enfants
J
'espérais voir un jour grandir ma descendance
D
e cette destinée, tu as rendu la sentence
J
'avais un potentiel !  Et tu l'as gaspillé
J
'avais un avenir !  Et tu me l'as volé
V
ois !  Mes yeux étaient beaux, d'aucuns me le disaient
L
es tiens sont tellement tristes…Qu'ils semblent  délavés
O
n me disait jolie, t'es tu donc regardée ?
P
ense  un peu  à Maman, qu'as tu donc fait pour elle ?
E
lle  a tellement voulu que notre vie soit belle
E
lle nourrissait pour moi, certaines ambitions
T
u lui as apporté, que des désillusions
J
'avoue, qu'à un moment, tu as su me surprendre
J
'ai sincèrement cru, que tu allais comprendre
A
défaut de m'avoir construit une famille
T
u ne t'en sortais pas mal. T'étais plutôt gentille...
S
ans avoir décrocher de diplôme, sans bagage
T
u gagnais bien ta vie ! Tu faisais des voyages …
M
ais quelques temps plus tard, tu perdais ton emploi
Q
u'es tu donc devenue? Que reste-t-il de moi ?
E
t tandis que parlait ce petit bout de femme
Q
ui me brisait le cœur et m'arrachait des larmes
Tout ce que je sus dire c'est  « Maman n'est plus là
 »
E
lle me répondit  « Je l'ai su avant toi »
E
t me voyant surprise par sa phrase Sibylline
E
lle ajouta alors , de sa voix enfantine
S
ais-tu ce qu'il advient de l'enfant que remplace
L
'adulte qui grandit et qui vole sa place ?

L
'enfant s'en vas là-bas, où les mortels s'en vont !

M
ais, t' es-tu seulement, posé cette question ? 



30 octobre 2001

                               
© Dominique

Par Dominique
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