Pardonnez moi, si je n'ai pu
facilement
Employer envers vous l'opportun tutoiement
Et de cette retenue, n'avoir su vous prouver
Cet amour que pour vous, pleinement j'éprouvais
N'étant pas expansifs, parlant qu'à bon escient
Si peu démonstratifs, furent vos sentiments
Que je crus cette réserve, perçue à votre endroit
N'être que détachement, désamour envers moi
L'enfant timide alors , s'est vite
retrouvée
Renfermée et discrète, en votre intimité
Je me revois encore, lorsque venant chez
vous
J'allais hâtivement m'asseoir sur les genoux
De mon Père, votre «Fils» et ne m'en détachais
Que lorsque du départ, l' heure était arrivée
Dès que je vous croisais, je m'avançais vers vous
Posais furtivement, un baiser sur vos joues
Et les miennes rosissaient, si la conversation
M'obligeait à répondre à l'une de vos questions
J'étais très mal à l'aise, mais ce qui m' affectait
Etait de percevoir que vous le ressentiez
Alors pour me soustraire à ce triste embarras
Indulgents, en riant, vous disiez: Sauve- toi... !
Si jeunesse savait …….Comme le dit l'adage
Je me fusse comportée, d'une façon plus sage
Le doute que des aïeux n'aiment pas leur enfant
Ne m'eût pas effleuré, ne fût-ce qu'un instant
J'aurais trouvé l'audace de dire : Je vous aime !
Je sais bien maintenant que c'eût valu la peine
Car nous sommes passés involontairement
A côté d'effusions et de doux sentiments
Je vous demande pardon, de m'être à votre
égard
Comportée de la sorte, je l'ai compris trop tard
Et de n'avoir pas su, qu' apparente froideur
N'empêchait nullement que puisse battre un
cœur
J'aurais auprès de vous, passé de longs moments
Vous aurais questionnés sur vos années d'antan
J'aurais tout fait alors, pour briser cette glace
Que de l'indifférence, je crus voir la cuirasse
Je vous demande aussi, pardon pour cette « ORANGE »
Ce cadeau qu' à « Noël », je trouvais si
étrange
Je ne me doutais point, qu'elle était simplement
Restée pour vous symbole, de vos « Noëls » d'enfants
Si dans un autre monde, un jour Dieu le permet
Grand-mère et grand-père, je m'engage, je promets
Que nous partagerons et pour l'éternité
Cet Amour qu'ici-bas, nous ne sûmes exprimer
04 janvier 2007
Dominique
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