Dans des senteurs de thym, de
genêts, de lavande
Coiffé d‘un grand chapeau et portant houppelande
Il part dès que point l’aube, son bâton dans la main
La route sera longue, escarpé le chemin
Dans lequel le suivra son bel et blanc troupeau
De béliers, de brebis et de petits agneaux
Ils s’en iront migrer, tout en haut des Alpages
Où le cheptel pourra dans de verts pâturages
Se repaître d’herbage, s’abreuver aux ruisseaux
Tandis que lui,le pâtre, cet homme solitaire
Tout en le surveillant , regardera la terre
Qui à ses pieds s’attend et, d’un regard profond
Parcourra les vallées, embrassera les monts
Aux senteurs de garrigue, de ciste, de sarriette
N’aura pour compagnie, que son chien et ses bêtes
Durant le long séjour de cette migration
Il percevra pourtant dans le cœur du silence
Le souffle du mistral, sifflant entre les branches
Les rayons du soleil pointant à l’orient
Le murmure des rivières, que portera le vent
Et après un repas rapide et très frugal
S’endormira heureux, bercé par les cigales
Août 2008
© Dominique
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